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27/07/2013

Ce qui provoque une crise monétaire ?

crise monétaireDepuis le début des années 1990, il y a eu de nombreux cas de placements en devises qui ont conduit à des fuites de capitaux. Pour quelles raisons les investisseurs en devises et les financiers internationaux réagissent-ils comme ça ? Evaluent-ils une économie ou suivent-ils leur instinct ?

Qu'est-ce qu'une crise monétaire ?

Une crise monétaire est provoquée par une diminution de la valeur d'une monnaie nationale. Cette baisse de valeur affecte négativement l'économie en créant une instabilité du taux de change. Pour simplifier les choses, nous pouvons dire que les crises se développent comme une interaction entre les attentes des investisseurs et ce que ces attentes provoquent.

La politique du gouvernement, les banques centrales et le rôle des investisseurs

Lorsqu'elles sont confrontées à la perspective d'une crise monétaire, les banques centrales peuvent essayer de maintenir le taux change grâce aux réserves de change du pays ou de laisser le taux varier contre les autres monnaies.

Si une augmentation du taux d'intérêt ne peut pas compenser une dévaluation et une pression à la baisse sur la monnaie, la banque centrale doit réduire la masse monétaire pour augmenter le taux afin de relancer la demande pour la monnaie. La banque peut le faire en vendant des réserves de devises étrangères pour créer des sorties de capitaux. Lorsque la banque vend une partie de ses réserves de change, elle reçoit le paiement en monnaie nationale.

Mais cette politique monétaire ne peut pas durer indéfiniment. La dévaluation de la monnaie diminue le prix des biens domestiques par rapport aux produits étrangers, ce qui accroît la demande pour les travailleurs et augmente la production. Mais à court terme, la dévaluation augmente également les taux d'intérêt qui doivent être compensés par la banque centrale à travers une augmentation de la masse monétaire et l'augmentation des réserves de change.

Anatomie d'une crise

Quand les investisseurs n'ont plus confiance dans la stabilité de l'économie, ils essayent de sortir leur argent du pays. C'est ce qu'on appelle une fuite de capitaux. Après avoir vendu leurs placements libellés en monnaie nationale, ils transforment ces investissements en devises étrangères. Cette ruée sur la monnaie peut alors rendre presque impossible pour le pays de financer ses dépenses en immobilisations.

Pour anticiper une crise monétaire dans un pays, il faut analyser un ensemble de variables :

  • Le pays est fortement endetté (déficits des comptes courants)
  • La valeur monétaire augmente rapidement
  • L'incertitude sur les mesures prises par le gouvernement inquiète les investisseurs


Exemple : la crise latino-américaine de l'année 1994

Le 20 décembre 1994, le peso mexicain a été dévalué. Plusieurs facteurs ont contribué à cette crise :

  • Les réformes économiques de la fin des années 1980 conçues pour limiter l'inflation galopante dans la pays ont commencé à affaiblir l'économie.
  • L'assassinat d'un candidat à la présidentielle mexicaine en mars 1994 a suscité les craintes d'une monnaie bradée.
  • La banque centrale était assise sur des réserves de changes estimées à 28 milliards de dollars. En moins d'un an, ces réserves ont disparue.
  • La banque centrale a commencé à convertir la dette à court terme libellée en pesos et en dollars. La conversion a entraîné une diminution des réserves de change et une augmentation de la dette.
  • Une crise auto-réalisatrice s'est produite lorsque les investisseurs ont eu peur d'un défaut de paiement sur la dette du gouvernement.

Lorsque le gouvernement a finalement décidé de dévaluer la monnaie en décembre 1994, il a fait de grosses erreurs. Il n'a pas dévaluer la monnaie en assez grande quantité, montrant ainsi qu'il n'était pas disposé à prendre les mesures douloureuses nécessaires. Par conséquent, les investisseurs étrangers ont poussé le taux de change du peso à la baisse, le gouvernement à donc était obligé d'augmenter le taux d'intérêt intérieur à près de 80 %. Le PIB du pays a chuté fortement. Au final, la crise a été atténuée par un prêt d'urgence des États-Unis.

14:38 Publié dans Forex | Lien permanent | Tags : crise monétaire, devises, banque centrale, monnaie | |  Facebook | Commentaires (0) |

23/02/2013

Les commentaires de Stevens mènent à des sur-tensions sur le Dollar australien

dollar australien, AUDLe dollar australien a clôturé la semaine avec un bénéfice important, le gouverneur de la banque centrale a signalé qu'il pourrait y avoir une pause dans la baisse des taux d'intérêt et qu'il ne cible pas un niveau particulier du taux de change.

Stevens Glenn, le gouverneur de la banque centrale d'Australie a parlé à la Chambre des Représentants du Comité permanent. Il a mentionné l'impact de la monnaie forte sur l'inflation :

La hausse du taux de change a abaissé le prix des biens et services échangeables et a ainsi contribué à maintenir les mesures d'inflation au cours des deux dernières années.

Stevens a ajouté que "le taux de change reste un peu plus élevé que prévu". Il a admis que la performance de la monnaie influence les décisions politiques, mais il a affirmé que la banque centrale ne vise pas de prix notamment pour la devises du pays :

Cela a été un facteur important dans la fixation des taux d'intérêt. Les taux d'intérêt ne sont pas à la recherche d'un taux de changes en particulier, mais ils sont placés avec une reconnaissance de l'effet du taux de change sur l'économie.

Le gouverneur n'a pas mentionné que la banque agira pour réduire le taux de change. En outre, il a dit : "il y a une bonne dose de stimulant de taux d'intérêt dans le pipeline". Avec ces mots, les économistes pensent que la RBA va s'abstenir d'une baisse des taux d'intérêt à court terme et que la banque va évaluer l'impact de la politique accommodante actuelle sur l'économie de la nation.

09/02/2013

La banque centrale du Brésil intervient pour freiner l'appréciation sa monnaie

réal brésilienLe réal brésilien a chuté, effaçant ses gains liés à l'intervention de la banque centrale pour freiner la reprise de la monnaie sur le forex. Le ministre des Finances, Guido Mantega a laissé entendre que le gouvernement va permettre l'appréciation de la monnaie.

La banque centrale du Brésil est intervenue pour enrayer l'appréciation du réal, offrant des swaps de devises inverses pour la première fois depuis octobre. Auparavant, la monnaie avait rallié des points hauts quand Mantega avait dit que le gouvernement pourrait accepter de voir le réel atteindre les 1,85 contre le dollar. Il semble que les décideurs politiques brésiliens tolèrent l'appréciation de la monnaie, mais dans processus lent.

Des spéculations sur la réduction de certaines taxes du gouvernement ont aussi stimulé les entrées de capitaux étrangers. Il est peu probable que la banque centrale relève ses taux d'intérêt dans un avenir proche. Le président de la banque centrale Alexandre Tombini a déclaré que l'inflation annuelle ne doit pas dépasser la limite de 6,5 % dans la première moitié de 2013. En plus de cela, la croissance économique est au plus bas depuis une décennie.

 
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